02 octobre 2011
Trail du tour des Muverans 2011
Deux semaines après avoir terminé la course du tour des Dents du Midi me voici au départ du tour des Muverans (60 km / 4000D+) mais cette fois ce n'est pas une compétition. Je suis en autonomie complète et en solo. La météo est fraîche en début de matinée mais le ciel est entièrement dégagé. Le samedi 01 octobre 2011 départ de Pont de Nant (1253 m) à 6h30 avec la lampe frontale . Mon sac à dos contient des habits chaud, de la nourriture et 3 litres de sirop fraise en tout mon sac pèse environ 6 kilos.
Première difficulté le col des Perris Blancs à 2544 m. Une partie de l'ascension se fait de nuit la montée à partir de Nant est difficile sur le chemin je croise un troupeau de chamois c'est magnifique. Au sommet je me ravitaille un peu avant la descente sur la cabane de la Tourche mais là à quelques mètres de moi trois bouquetins en font de même c'est superbe je fais un minimum de bruit pour apprécier le spectacle le plus longtemps possible. A la levée du jour le spectacle à cette altitude est grandiose avec en face de moi les dents du Midi et au loin le lac Léman.
La descente jusqu'à la cabane de la Tourche (2180 m) est assez délicate car elle emprunte des pierriers. Une fois sur place je prends direction Rionda puis chalet Neuf avant d'entamer la deuxième difficulté le col du Demècre à 2361 m. Le début de la montée est en forêt puis tout est aéré et se termine par de grands lacets. A nouveau je croise le chemin d'un troupeau de chamois il y en a partout c'est fantastique de pouvoir contempler pareil spectacle. Une fois passé la cabane je descends sur le lac de fully.
Le lac est magnifique, un décor de carte postale. J'arrive à Sornio (2064 m) il y a plusieurs cabanes c'est très beau, un bel endroit pour une idée de balade ! J'en profite pour me ravitailler et m'enlever des couches car dès cet instant le chaud va me tenir compagnie pour un bon moment.
Troisième difficulté la cabane de Fenestral (2453 m) montée régulière au sommet panorama à couper le souffle avec en toile de fond le massif du Mont-Blanc. Assurément un des plus beaux points de vue du tour avec en contre bas le lac de Fully. Puis descente sur Ovronnaz.
A Ovronnaz commence la quatrième difficulté et pas la moindre la cabane de Rambert à 2580 m. Il fait chaud sa cogne sur la tête malgré ma casquette. J'essaie de me rafraîchir dès que je croise un ruisseau. Lors de cette montée je vais ressentir une grosse fatigue qui va me suivre jusqu'à la fin et avec ce chaud pas facile d'avancer. Vu que je suis en autonomie complète je bois par parcimonie pour éviter d'être à sec ce qui m'empêche de m'hydrater correctement. Avec peine j'atteins le sommet c'est un lieu emblématique cette cabane perchée sous le Grand Muveran dégage une histoire l'endroit est majestueux. A cet endroit je m'assois un moment pour me ravitailler et profiter du lieu.
Après une brève descente j'arrive au début de la cinquième difficulté le col de la Forcla à 2547 m. Cette ascension est délicate car le chemin emprunte des pierriers il y a même un endroit où tu fais une "mini" grimpe mais au sommet vu superbe.
Le début de la descente est très rocailleux, de gros rochers posés comme après une chute de pierre impossible de marcher correctement. Une fois passé cet obstacle ça descend joli jusqu'à Derborence (1449 m) à travers lac et espace bien dégagé. Une fois sur place vue magnifique sur le lac de Derborence véritable havre de paix.
La sixième difficulté et aussi la dernière montée difficile m'amène au Pas de Cheville à 2038 m. Encore une ascension en rocaille, pente difficile. Une fois au sommet je file sur Anzeindaz la fin du tour est aussi la partie que je connais le mieux car je l'emprunte plus fréquemment. La septième et dernière difficulté c'est le col des Essets à 2029 m, je suis ravi d'en finir avec cette ultime montée je suis épuisé même marcher me paraît difficile. Au sommet j'ajoute une couche la nuit arrive et le frais aussi. Peu avant la Vare j'allume ma lampe frontale la nuit est installée. Cette partie nocturne est très silencieuse cela fait un moment que je n'ai plus croisé âme qui vive.
Dans cette dernière descente je m'efforce de trottiner un peu mais c'est de plus en plus difficile depuis la Vare je n'ai plus rien à boire pas de problème je suis bientôt au bout. D'ailleurs au Richard il y a une fontaine où je vais pouvoir m'abreuver, l'eau est fraîche un délice, je prends le temps de bien m'hydrater. La nuit est belle étoilée je ne me lasse pas de ce spectacle et profite des derniers mètres pour savourer ma dernière grosse sortie de l'année.
Et voilà je suis à Pont de Nant, il est 20h30 le tour est bouclé en 14 heures, la fatigue est certaine mais je suis ravi d'avoir fait ce tour qui est selon moi plus difficile que le tour des Dents du Midi. J'achève 3 semaines un peu folle avec le double ironman en Suisse, le tour des Dents du Midi et le tour des Muveran maintenant du repos en famille sera le bienvenu avant de penser à 2012 :-))
14:09 Ecrit par OZE | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
20 septembre 2011
Trail des Dents du Midi 2011
Le défi est de taille pas moins de 7 jours après mon double ironman je suis au départ du trail des dents du Midi (60 km et +3500 m). Compte tenu du rapprochement des deux épreuves j'avais opté pour un départ dans la catégorie populaire à 2 heures du matin ainsi j'avais 3h30 de plus pour terminer dans les délais, n'ayant jamais fait le tour complet auparavant je n'avais aucune idée du temps que je mettrais. Aucune ambition autre que finir d'ailleurs le challenge double ironman et trail dans la même semaine peut-être considéré comme une belle performance cela suffit à me motiver à le réaliser. Par contre pour ma part c'est une nuit supplémentaire quasi blanche avec 2 heures de sommeil au total ce qui n'est pas idéal pour performer cela tombe bien je ne suis pas là pour ça !
L'organisation est au plus simple arrivé sur place on se rend vite compte que ce n'est pas le professionnalisme de l'UTMB même lorsqu'il s'agit de vérifier le matériel obligatoire ou la confiance fait place au contrôle. La météo est catastrophique au moment du départ à Massongex ce sont les orages qui éclatent la pluie ne s'arrêtera pas tout au long de la course, il fera froid et la neige est annoncée dans la journée dès 2000m. Pas facile de choisir l'habit idéal car dans cette montée initiale malgré les conditions climatiques difficiles le corps sera en surchauffe. Mon sac est assez lourd car hormis le matériel obligatoire et les habits de rechange j'ai aussi 2L de boisson et de la nourriture en suffisance. Dès les premiers kilomètres je m'aperçois tout de suite que la visibilité de nuit sera difficile car avec la pluie le faisceau lumineux est très mauvais, je ni vois presque rien et pourtant j'ai un bon éclairage. Au col du Jorat je passe en 3ème position mais dans la descente je vais me tromper de chemin pour rejoindre le ravitaillement de Salanfe ceci me vaudra du temps perdu. En arrivant au lac de Salanfe je suis trempé jusqu'au os et frigorifié au niveau des mains mon choix d'habit n'a probablement pas été le meilleur. Je profite de la tente du premier ravitaillement pour changer mes habits (le haut) et j'en profite pour mettre des gants, cet arrêt sera assez long. Je bois du thé chaud et mange du chocolat, de l'orange et de la banane puis je repars et là je vais me perdre en compagnie d'un autre coureur faut dire que la nuit avec de telle condition la visibilité est pas terrible et que par endroit il est facile de s'égarer. Après quelques passages très délicat en particulier le passage d'un torrent on a réussi à rejoindre le chemin du col mais ce fût un moment de galère durant lequel on était bien content d'être deux ! Par endroit la montée est rude, certains franchissements de cascades sont assez délicats d'ailleurs il faut à chaque fois faire un stop pour repérer la meilleure voie d'accès. Arrivé au sommet du col de Susanfe point culminant de la course à environ 2500 mètres d'altitude la pluie redouble de violence accompagnée de forte rafale de vent mais pas de neige en vue. Fort heureusement le jour va bientôt se lever lorsque j'entame la première descente tout est glissant, le parcours emprunte quasi que des zones caillouteuses il faut vraiment être vigilent pour ne pas tomber, je suis hyper prudent. Avant d'entamer la dernière longue montée vers le second ravitaillement il y a un passage vertigineux à passer. Pour dire ce passage par beau temps serait déjà très impressionnant et dangereux alors là en pleine course avec la fatigue et un terrain hyper glissant autant dire que je m'agrippais aux chaînes fixées à la paroi pour éviter toute chute. A un endroit en particulier il faut carrément enjamber le vide c'est assez impressionnant autant dire qu'à cet endroit tu n'as pas droit à l'erreur. Sur le chemin qui mène à Soi beaucoup de cascade à franchir, mes habits sont trempés par la pluie mais mes gants le sont aussi à force de passer ces chutes d'eau. Plusieurs passerelles avec vues incroyables sont posées sur notre route. Au second et dernier ravitaillement je bois du thé chaud et mange du chocolat, de l'orange et de la banane du déjà vu ! Faut dire que sur le parcours impossible de manger mise à part une compote de fruit car mes mains sont trempées et frigorifiées m'en servir reste difficile même pour boire. La dernière partie de l'épreuve est aussi la plus facile mais elle arrive aussi au moment où la fatigue est plus marquée. Je coure dans des torrents, des gouilles qui n'ont pas de fin de véritable lac tout est détrempé c'est un bain de pied permanent. Vers la fin impossible de tenir debout le chemin est entièrement boueux, j'enlasse les arbres pour me retenir. Me voilà à la hauteur de terre des hommes encore quelques mètres et je termine mon tour des dents du midi, je franchi la ligne d'arrivée en 10h je suis satisfait vu les conditions météo, le départ de nuit, les erreurs de parcours et surtout une épreuve IUTA sept jours auparavant. Mon GPS m'indique que j'ai dû faire environ 1h15 d'arrêt sans compter mes erreurs de parcours. Sur la ligne je suis trempé, sale mais bien faut dire que je ne me suis pas mis en surrégime surtout en descente où j'ai été très prudent. Mon sac est aussi lourd qu'à mon départ car j'ai bu très peu environ 1L et à part une compote je n'ai rien mangé de mon ravitaillement personnel. Quant au vêtement heureusement que je n'ai pas eu de pépin car mon pull chaud était détrempé en cause mon changement d'habit mouillé à Salanfe rangé dans le sac !!
Petite déception rien pour le finisher pas de médailles comme à l'arrivée d'un Sierre-Zinal pour rappeler aux bons souvenirs de l'épreuve et relever le mérite de l'athlète pour son accomplissement. Sachant que je peux faire le même tour à l'entraînement cela aurait été le petit plus...dommage !
Retour à la maison toute la famille est soulagée faut dire qu'avec cette météo partir en pleine nuit dans la montagne était un peu fou d'ailleurs beaucoup pensait que ce serait annulé sur ce coup l'organisation a tout de même prit un risque. Sur 169 partants à 2h du matin je termine 11ème ce qui me démontre que m'a voie est toute trouvée. Au scratch c'est-à-dire avec ceux parti à 5h30 je me classe 53ème sur 266 athlètes. Sur 266 partants seul 156 athlètes ont terminés l'épreuve ! Pour ma part la nuit a été handicapante principalement au niveau de la visibilité d'ailleurs je suis persuadé que je ne me serais pas perdu de jour avec le balisage officielle du TDM mais l'important c'est déjà qu'il ni a pas eu de casse et que j'empoche deux précieux points pour m'inscrire à la CCC (petit tour du Mont-Blanc) en 2012. Sans oublier que cette première édition m'a permit de m'imprégner du parcours en vue de l'édition 2012 lors de laquelle mes ambitions seront revu à la hausse.
J'ai vraiment apprécié le parcours de cette épreuve, les conditions météorologiques ont été carrément apocalyptique, les chemins empruntés hyper glissant avec des passages vertigineux mais c'est aussi à cela qu'on retient les grands millésimes. Et que dire à tout ces bénévoles qui ont été d'une extrême gentillesse et serviabilité pour les coureurs si ce n'est « MERCI ».
Maintenant place à la récupération car le plus difficile à digérer ce sont les heures de sommeil perdues mais il faut aussi penser à soigner mes pieds car dès novembre c'est reparti mais cette fois pour 100% de trail. Entre temps deux semaines d'arrêt complet à la mer avec ma petite famille pour se requinquer.
20:57 Ecrit par OZE | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
Double Ironman Switzerland 2011
Et voilà le week-end tant attendu celui du premier ultra triathlon organisé en Suisse. Il se déroule dans le canton de Zürich à Neftenbach près de Winterthur. Nous sommes le matin du 9 septembre quand je m'apprête à rejoindre la ville de la manifestation. Sur place j'y retrouve la campagne un cadre parfait pour pratiquer une activité sportive. Il fait très chaud, une température estivale. Je plante ma tente sur le terrain mis à disposition en bord de route là où on passera 57 fois en vélo et 42 fois à pied.
Le vendredi après midi on se rend chez le médecin pour analyser notre hématocrite ensuite c'est l'heure de faire enregistrer notre licence puis le soir c'est la cérémonie officielle lors de laquelle les athlètes sont présentés au public c'est aussi à ce moment là que l'on reçoit notre dossard. Durant la journée j'ai eu plaisir de revoir Johan et ces parents, Pascal et son assistant, Daniel l'organisateur et d'avoir fait connaissance de Joachim et Jany.
Pour la première fois dans ma carrière sportive je participe à une compétition en compagnie d'athlète handicapé. En effet lors de cette compétition une équipe formée entièrement d'athlètes handicapés a été constituée ainsi qu'une autre mixte (handicapé et non handicapé). Cette cérémonie était simple mais sympathique il en suivi la pastaparty.
La nuit précédent la compétition j'ai dormi à peine deux heures en raison du bruit infernal de la circulation, faut préciser que ma tente est à environ 5 mètres de la route et que l'isolation phonique n'est pas au top !!
Samedi 7h départ de la natation nous sommes 4 dans la même ligne ce qui est confortable. L'eau est assez fraiche mais grâce à la combinaison seul le visage ressent cette sensation de froid. Après 152 longueurs je sors de la piscine en un peu plus de 3h. A savoir que lors des 3 derniers mois j'ai nagé « 0 » kilomètre ! Moralement les dernières longueurs étaient interminables.
Me voilà sur le vélo qui devrait-être ma meilleure discipline mais avec 60 kilomètres de moyenne par semaine lors des 3 derniers mois je m'apprête d'avantage à relever un sacré défi pour venir à bout des 360 kilomètres de ce parcours très difficile composé d'une côte et d'un passage délicat à négocier (bordure, trottoir). L'avantage de ce passage délicat c'est l'absence de véhicules sur le parcours ce qui est vraiment agréable. Les 220 premiers kilomètres ont été très éprouvant, la chaleur était terrible et m'a valu des coups de soleil sur les bras, les jambes, la nuque et plus insolite il faisait tellement chaud que même mes fesses ont brûlés sur la selle d'ailleurs j'ai pelé les jours suivants la course. Avec cette chaleur je n'ai pas pu m'alimenter correctement quasi rien d'ailleurs jusqu'en fin de journée. J'étais parti dans l'idée de manger et boire des produits énergétique mais au final ce qui passait le mieux c'était sirop, eau et thé froid quant à la nourriture rien ne passait mise à part une compote de fruit. En résumé après 220 km de vélo je commençais à manquer cruellement d'énergie mais vain le moment où la fraîcheur du soir commençait à se faire ressentir c'est à ce moment là que je me suis arrêté à ma tente pour manger des pâtes ce fût pour moi une nouvelle course qui allait commencer. Je suis repartit pour mes 140 derniers kilomètres sur un tempo proche de mes meilleurs chronos. J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir lors de cette fin d'épreuve à vélo de belles sensations dans les jambes, une température beaucoup plus fraîche dû à une brume basse et humide. A chacun de mes passages dans la ville surtout en soirée j'avais droit au Hop Schweiz des spectateurs, un vrai plaisir. Je boucle la partie vélo en 14h45 bien sûr le fait que j'étais seul à m'assister m'a contraint à faire des pauses plus longues pour me ravitailler mais mon allure de début de course n'était pas non plus suffisamment rapide. Cependant j'ai eu le soutient sympathique et généreux de la famille de Joachim un Français du Mans rencontré la veille lors de la cérémonie. Grâce à eux j'ai pu avoir de l'eau chaude, des pêches et même une tranche de pizza. Mais humainement le plus beau restait à venir...
Plus qu'une épreuve le double marathon à parcourir sur une boucle très agréable de 2 km. Lors de ces 3 derniers mois j'ai couru 42 kilomètres par semaine en moyenne c'est donc un autre défi qui m'attend. La nuit a été fraîche et humide. Difficile de trouver le bon vêtement tant cette humidité transperce toutes les couches. Je pars prudemment avec une foulée légère et profite de ce qui devrait être mes dernières heures sur une compétition IUTA. Au fil des tours j'ai pu échanger quelques mots avec plusieurs athlètes dont Kim, Pascal, Manuela et même Vicki une athlète très sympathique qui a gagné la coupe du monde 2011. Sans oublier Jany un français vivant à Zurich fort sympathique qui venait pour la première fois faire un double. Ayant vécu à Singapour il connaissait même un athlète que j'avais rencontré aux EAU. Durant la course à pied quelques arrêts pour recharger les batteries ont été effectués ainsi qu'un changement d'habit, il y a eu aussi passablement de marche évidemment cela ma fait perdre un temps considérable mais l'important pour moi était de finir ! Les plus beaux moments je les ai vécu avec Joachim et son assistance qui m'on encouragé comme un membre de leur team. Avec Jojo ont a parcouru un peu plus d'un marathon ensemble c'était vraiment sympathique et pour couronner ce magnifique week-end j'ai partagé mon arrivée avec lui pour qui c'était une première. Cette arrivée Franco-Suisse main dans la main fût un beau moment sans oublier les accolades qui en suivirent avec toute sa famille, tout cela fait chaud au cœur. Il m'a fallu 13h30 pour en venir à bout du parcours pédestre. Mon temps final est de 31h40 et même si je suis loin de mes meilleurs chronos(*) je suis heureux d'avoir franchi cette ligne d'arrivée car le peu d'entraînement que j'avais au départ ne m'assurait pas de porter le t-shirt finisher. (*meilleur chrono : 2h45/12h/9h15 = 24h).
Le soir même il y a eu la cérémonie des résultats ce fût un moment agréable et émouvant. Émouvant car j'ai vraiment eu des frissons en voyant les athlètes handicapés prendre leurs récompensent c'est fantastique de voir ce qu'ils ont accompli durant ce week-end. Agréable car l'esprit familial de l'ultra triathlon n'a jamais été aussi fort que lors de cette épreuve disputée en Suisse.
Mon seul regret c'est de ne pas avoir pu partagé cela avec mon épouse et mes deux filles mais je reconnais que pour elles ce n'est pas facile de suivre ce type d'épreuve surtout pour ma dernière qui à 3 ans. Quant au reste de ma famille j'ai pris l'habitude depuis mes débuts sportifs de cette indifférence. Je n'ai jamais eu un entourage familial qui me suive sur mes compétitions avec qui je puisse partager ma passion en résumé qui me pousse à la réussite sportive. Pour une première en Suisse j'avais espérer car c'était la bonne occasion...dommage !
Voilà une page se tourne pour moi je referme la parenthèse de l'ultra triathlon ouverte en 2004, mon meilleur souvenir est le port du maillot de leader de la coupe du monde et la particularité d'être le plus jeune finisher d'un déca ironman. Je n'écarte pas la possibilité de rouvrir un jour une nouvelle parenthèse mais dans l'immédiat je me lance à fond dans ma passion qu'est la course de montagne (trail, ultra trail).
20:16 Ecrit par OZE | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
Sierre-Zinal 2011
En ce dimanche 14 août la météo est assez agréable avec une température idéale pour courir surtout que le départ est donné à 9 heures du matin depuis Sierre.
Pour moi il s'agit de ma première participation je suis vraiment content d'être de la fête et de pouvoir partager cela en famille. Content aussi d'avoir pris le départ en compagnie de Nino déjà multiple finisher de cette épreuve.
L'épreuve comptabilise 31 kilomètres pour 2200 mètres de dénivelés positif. Le toit du parcours est à 2425m quand au passage le plus beau je l'ai vécu à l'hôtel Weisshorm (2387m). Le sol est sec quant au tracé il est vraiment montagneux même assez technique par endroit.
C'est sans réel préparation que j'ai pris le départ de cette course avec l'envie simple de vivre et terminer cette épreuve mythique. Pour chiffrer ma préparation il faut savoir que je comptabilise au départ de Sierre une moyenne de 3h45 de course par semaine lors des deux derniers mois soit depuis Neulengbach !!
Mon inexpérience sur cette épreuve m'a valu un mauvais placement dans le peloton ce qui au moment de quitter la route pour entrer dans le chemin plus étroit m'a coincé et obligé de marcher voir de m'immobiliser. Non seulement c'est une perte de temps considérable mais en plus cela casse ton rythme et c'est difficile de repartir avec la bonne foulée. N'empêche que mes jambes n'étaient pas capables de hausser le tempo au moment où le sentier était plus favorable à la vitesse cela est dû à mon manque d'entraînement.
A l'arrivée je suis satisfait d'avoir vécu cette course, j'y ai pris beaucoup de plaisir c'est une belle épreuve dans un environnement montagneux magnifique. Rien à redire sur l'organisation tout est impeccable.
Je fini en 4h09 à la 357ème place sur 943 partants.
16:17 Ecrit par OZE | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
Reconversion sportive !
Mon résultat de Neulengbach ma fortement démotivé, il a aussi gommé tout espoir de briller lors de la coupe du monde en Suisse de double ironman.
Ma motivation jusqu'en mai était au top il a fallu une épreuve ratée pour que celle-ci vire au négatif. Depuis début juin quasi pas d'entraînement du moins pas assez pour espérer faire quelque chose de bien en Suisse à ce demander même si je serais capable de la finir ! Le bon côté c'est que j'ai profité d'avantages de la vie familial.
Toujours est-il que maintenant c'est certain je mets entre parenthèse ma carrière d'ultra triathlète dès la fin de cette saison.
Je vais me reconvertir à la course de montagne, au trail et à l'ultra trail avec déjà quelques épreuves magnifiques en ligne de mire.
Cette discipline est aussi ma passion j'adore la montagne de cette manière je pourrais la vivre pleinement de plus il me sera beaucoup plus facile de la partager avec ma famille ce qui est très important pour moi.
16:06 Ecrit par OZE | Commentaires (2) | Envoyer cette note
|
Facebook
Double Ironman Neulengbach 2011
Nous sommes à la première semaine de juin, cette épreuve devrait-être pour moi le couronnement de ma carrière d'ultra triathlète, ma préparation a été à mon sens bonne et sérieuse bien que conscient que mon nombre d'heure d'entraînement par semaine reste relativement faible par rapport au cador de la discipline. Mais pour ce dernier point je respecte une règle simple et importante pour moi celle de ne pas sacrifier ma vie familial pour mon sport, le plus difficile étant de trouver le bon équilibre.
Profitant de notre voyage en Autriche nous avons visités le zoo de Vienne qui en plus d'être le plus ancien zoo de la planète est aussi un magnifique parc animalier avec en vedette le panda.
Sur place un gros orage a détruit notre pavillon fort heureusement la tente a tenu le coup. Le parc où se situe la course est très agréable, la chaleur revenant le marchand de glace a fait des affaires.
Dans ma ligne d'eau nous sommes 8 nageurs !!! Pour moi qui ne suis pas à l'aise en piscine c'est beaucoup trop. Le départ donné en fin de matinée me sera fatal car après 3 heures passé dans le bassin j'ai pris un coup de chaud et j'en suis sorti patraque.
Sur le vélo rien à faire envie de vomir, mal de tête, pas de jambes la catastrophe alors que mes sensations à l'entraînement étaient excellentes. Après 260 km de non plaisir je rend mon dossard dégoûté et très déçu.
Cette épreuve m'a fait prendre conscience que m'entraîner pour une ou deux grandes épreuves n'était pas l'idéal pour moi car le risque d'être dans un mauvais jour lors de la compétition est assez élevé. De plus en plus je songe à me reconvertir au trail et de stopper l'ultra triathlon pour lequel ma motivation à tourner en rond s'estompe fortement.
15:59 Ecrit par OZE | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
14 septembre 2011
Ma semaine un peu folle...
En préambule d'un futur récit bien plus étoffé voici le contenu d'une semaine sportive un peu folle qui pour moi représente un joli défi plein d'émotion.
Tout d'abord le week-end du 10 et 11 septembre j'ai terminé le double ironman d'Eftenbach en Suisse après un peu plus de 31 heures d'effort cette course sera racontée dans une prochaine note mais en bref je peu dire qu'avec très peu d'entraînement je suis satisfait d'avoir franchi la ligne d'arrivée là où 1/3 des athlètes ont abandonnés. Il a fait très chaud la journée et très humide la nuit, le parcours vélo était vraiment harde mais au final, bien que mon chrono soit mon moins bon sur cette distance, l'émotion était belle.
La suite c'est pas moins de 7 jours après cette épreuve la participation au trail du tour des dents du midi qui sera pour moi ma nouvelle voie du moins pour un moment en effet je souhaite me spécialiser dans la course de montagne, le trail et l'ultra trail avec en point de mire l'UTMB, le tour des géants, la grande traversée des alpes !
Dans une prochaine note je profiterais de raconter ma course de Neulengbach car même s'il s'agit d'une déception il y a des choses positives à en retirer, je reviendrais aussi sur ma première participation à la course de montagne Sierre-Zinal ainsi que sur le mérite sportif de ma ville que j'aurais le plaisir de recevoir lors de l'assemblée communale en début octobre.
A bientôt pour un compte rendu plus important sur les points mentionnés ci-dessus.
20:04 Ecrit par OZE | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
24 mai 2011
24 heures de course à pied à Bâle
Le samedi 07.05.11 départ pour Bâle à 5h le matin. Je prends mon déjeuner en voiture, je mange ¼ de gatosport brownies et bois de l'eau accompagné de malto citron d'Overstim's. Une fois sur place soit après 2 bonnes heures de route la première chose à faire est de monter notre pavillon avec Carine mon épouse. Nos deux filles sont restées avec la maman de Carine. Le week-end s'annonce sec ce qui est une excellente nouvelle surtout pour la partie logistique. Vers 9h nous retirons mon dossard et allons nous relaxer à la tente. Commence à arriver quelques visages connus tels que Manu, Nico et Roger. Un vrai plaisir de partager le bitume avec eux. Vers 11h je mange ¼ de gatosport brownies avec de l'eau. Pour la compétition je suis habillé d'une paire de chaussette Falke, d'un short , d'un sous vêtement Falke, d'un T-shirt, d'une casquette, de compressport aux jambes et aux quadriceps et d'une ceinture dossard. Mes pieds son tartiner de Nok et les parties de mon corps exposée au soleil d'un spray solaire.
Départ du 24 heures à midi pour une centaine d'athlètes, je suis parti prudemment à une vitesse de 9,5 km/h, il est assez difficile de maintenir se rythme assez lent mais cela fait partie de mon plan de course. Toute l'après-midi il a fait chaud, très chaud jusqu'à 32 degrés. Dans ces conditions je n'ai malheureusement pas réussi à respecter mon planning de ravitaillement. Ceci n'est pas catastrophique mais relève le fait que je suis incapable de m'alimenter correctement en course ce qui se paie cash tôt ou tard. Entre 20h30 et 22h j'ai fais une pause durant laquelle j'ai profiter de retirer mes chaussures et de manger des pâtes. Ensuite j'ai repris une bonne foulée de 22h à 3h puis à nouveau un break jusque vers 4h30. On a profité avec Carine de se mettre au chaud. Faut dire que la motivation de tourner autour de ce circuit de 1 km s'estompait de tour en tour.
Au final 130 km au compteur ce qui est bon à prendre dans ma préparation en vue des championnats du Monde de double ironman du mois de juin.
Pour cette seconde épreuve de l'année je retire une petite satisfaction du fait d'avoir parcouru 3 marathons soit un de plus que ce qui m'attend en Autriche et cela à peine 3 semaines après le marathon d'Annecy. Sinon faut bien reconnaître que je peu espérer mieux que cette marque mais bon le principal c'est de ne pas se tromper d'objectif. Dans mon cas c'est le mois de juin à Neulengbach ici à Bâle je voulais juste faire du kilométrage ce qui a été fait après évidemment par rapport à la tête de course il y a un bel écart mais cela ne me perturbe pas vraiment car au fond je sais que j'ai fait l'épreuve en dedans même si la fatigue est bien réelle ! Par contre le format 24 heures autour d'une boucle d'1 km n'est pas forcement ma tasse de thé, je ne trouve pas la motivation nécessaire et encore moins le plaisir pour y faire une performance ceci est valable aussi pour le 48h et pour le 6 jours.
20:16 Ecrit par OZE | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
Facebook
24 avril 2011
Journal Avril 2011
Ce mois d'avril est pour moi synonyme du début des choses sérieuses car en effet depuis là va s'enchaîner une course par mois jusqu'en septembre.
J'ai prévu dans mon plan d'entraînement 10 semaines spécifiques puis 2 semaines de relâchement et en 13èmesemaine mon objectif de l'année à savoir les championnats du monde de double ironman en Autriche. A ce propos lors de cette épreuve non seulement je vise ma meilleure performance sur cette distance mais en plus avec Adrien et Daniel nous pouvons briguer une place sur le podium par nation ce qui serait une grande première pour la Suisse et une consécration à titre personnel.
Durant cette phase de préparation spécifique je coure la plus grande partie de mes sorties à la vitesse de compétition à savoir entre 10,5 et 11 km/h histoire de mémoriser au mieux cette vitesse pour le jour J. La base de ma préparation de course à pied réside à suivre un plan d'entraînement pour un 100 km mise à part que les deux jours de repos sont remplacés par deux sorties vélo.
En vélo je fais des sorties de 4 à 6 heures. Mes deux plus belles sorties du mois sont le tour de la vallée d'abondance par Thonon avec comme point culminant le Pas de Morgins et la montée sur Crans Montana depuis Sierre et descente sur Sion. Malgré la difficulté de ces parcours et des mauvaises conditions climatiques mes sensations étaient excellentes, de bonne augure pour la suite.
En ce mois d'avril j'ai aussi commencé à nager à la piscine, je ne m'attend pas à progresser avec si peu d'heure de natation mais au moins je retrouve mes sensations et je dois dire que je suis assez satisfait de mes débuts. En plus ça fait du bien à ma tête et évite une trop grosse appréhension le jour de la course.
En résumé par semaine je fais 2 sorties vélo (9h), 5 séances de course à pied (8h) et 1 séance de natation (1h).
Au milieu du mois j'ai planifié une semaine allégée c'est-à-dire avec un nombre d'heure moitié moins qu'une semaine chargée comprenant deux jours de repos mais un marathon !
La semaine suivant le marathon j'ai repris normalement ma préparation mais je me suis octroyé un jours de repos le lendemain de la course. Les sensations à l'entraînement étaient bonnes assez surpris d'ailleurs de mon état de forme du moment.
Prochaine et dernière épreuve de préparation le 24 heures de course à pied de Bâle le week-end du 7 et 8 mai. Sur cette épreuve je vise ma meilleure performance même si mon objectif principal est de faire du kilométrage tout simplement ! Malgré tout il va falloir suivre scrupuleusement mon plan de course car l'aspect tactique est très important sans oublier une bonne alimentation. Le rythme devant être lent, le mental aura une grande importance afin de maintenir le mouvement sur autant d'heure et cela sur une boucle de 1 kilomètre.
Bye
19:59 Ecrit par OZE | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
Marathon Lac d'Annecy 17.04.11
Le samedi 16.04.11 départ pour Annecy par l'autoroute direction Genève. Sur la route petit détour par Epalinges chez New Concept Sports pour récupérer deux nouvelles paires de baskets dont celle qui sera utilisée pour le marathon (Modèle 905 de New Balance). Une fois arrivé à Annecy difficile de se trouver une place de parc, il y a la foule des grands jours. Première chose à faire retirer le dossard puis détente en famille au bord de ce magnifique lac d'Annecy. En fin de journée nous rejoignons notre hôtel pour une nuit situé à 5 km de la ville. Le menu du souper est composé pour ma part d'un tiers de gatosport à l'arôme brownies et de deux compotes de fruits accompagnés d'eau plate. La nuit a été courte et très fraîche debout à 5h30. Vers 7h00 on part direction Annecy, sur place on trouve facilement une place de parc située proche du départ de la course. En ce début de matinée il fait relativement frais c'est donc dans la voiture que je déjeune un tiers de gatosport à l'arôme brownies et de l'eau plate. Peu avant le départ un passage au toilette s'impose mais pour cela il a fallu s'armer de patience en vue de la très longue file d'attente. Pour la compétition je suis habillé d'une paire de chaussette Falke, d'un short , d'un sous vêtement Falke, d'un T-shirt, d'une casquette, de compressport aux jambes et aux quadriceps et d'une ceinture dossard dans lequel j'ai placé 8 gels Overstim's.
Départ du Marathon à 8h30 le dimanche 17.04.11 pour 3200 athlètes, je me suis placé vers le lièvre des 3h15 c'est avec plaisir que je m'élance sur cet aller-retour jusqu'au bout du lac (rive droite depuis la ville). Avant toute chose je suis là pour faire de mon mieux sachant que c'est pour moi une épreuve de préparation, que je suis dans ma semaine allégée, que derrière cette épreuve c'est deux semaines chargées, que dans 3 semaines je suis au départ des 24 heures de course à pied de Bâle autre épreuve préparatoire et surtout que ma vitesse spécifique est de 11 km/h en prévision de mon objectif du mois de juin (championnat du monde de double ironman). Mon dernier marathon date d'une dizaine d'année j'ai donc peu de sensation de courir parmi tant de coureur c'est relativement stressant surtout lors des ravitaillements. Une à deux fois il s'en est fallu de peu que je me retrouve au sol. Pas évident non plus de bien se ravitailler dans la mesure du possible je mangeais mon gel juste avant le poste de ravitaillement puis je buvais quelques gorgées d'eau au passage tout en profitant de me mouiller la tête car il fait chaud c'est une magnifique journée pour ce type d'effort. Je suis dans la foulée du lièvre, j'ai d'excellente sensation, je suis bien et je sens que j'en ai en réserve c'est donc de bonne augure pour la suite. C'est vraiment une sensation très agréable de courir parmi tant d'athlète aux coudes à coudes j'ai vraiment apprécié ce moment même s'il faut sens cesse être vigilent. Le chemin est très étroit et dire que dans peu de temps on va se croiser avec la tête de course. Le parcours est un peu casse patte mais le décor est très beau même s'il faut reconnaître que j'ai surtout regardé où je m'étais mes pieds ! Je boucle le semi en 1h38 soit à une moyenne de 12,9 km/h très bien placé mais rapidement sans crier garde je laisse un écart avec le lièvre et mentalement je me retrouve dans une position ou pour la première fois de la course je perds du terrain sur mon chrono référence. Après 30 km je cède de plus en plus de terrain c'est un tournant dans mon marathon. Sur la route du retour le peloton est en file indienne espacé de trou par ci par là. Il y a donc beaucoup plus d'espace entre les coureurs maintenant ce qui facilite aussi le croisement des autres concurrents. J'ai consommer un tube Overstim's tous les 5 km ce qui m'a évité la fringale par contre le peu de boisson ingurgitée ne m'a pas évité la déshydratation ça c'est certain. A une ou deux reprises j'ai pris de la boisson isotonique au lieu de l'eau pas terrible surtout lorsque je me suis aspergé avec ! Lors de la seconde moitié de la course j'ai donc sombré quelque peu, surtout mentalement, sans pour autant m'excité au contraire c'est assez résigné que je me suis laissé dérivé à mon allure spécifique avec des jambes pas trop mal mais par contre un étrange sentiment de manque de souffle au niveau du thorax (capacité d'inspirer deux fois moins qu'à la normal !). Pour les deux derniers kilomètres j'ai quelque peu accéléré sans pour autant que cela soit transcendant ce problème à l'inspiration me préoccupe je ne souhaite donc pas en faire trop alors je subi cette sensation bizarre jusqu'à la ligne d'arrivée. Dans le dernier kilomètre j'aperçois ma petite famille qui crie pour m'encourager, un beau moment à vivre puis la ligne c'est fini je boucle le marathon en 3h29. Je réalise donc mon second semi en 1h51 soit 13 minutes de plus que le premier. Au total j'ai consommé 3000 calories. Je souffle un peu, rend ma puce, reçois ma médaille de finisher avec un petit sac de provision, je sors de l'espace de l'arrivée pour rejoindre ma petite tribu mais pas facile de se retrouver dans cette foule. D'ailleurs il aura fallu une bonne demi heure pour se rejoindre ce qui ne m'a pas permis de récupérer correctement dans les minutes qui ont suivi ma fin de course d'où quelques vertiges. Une fois retrouvé on c'est posé sur l'herbe au bord du lac pour un moment de détente sans chaussures en buvant de l'eau gazeuse. Je déplore une cloque par pied mais rien de bien méchant. Après m'être changé à la voiture nous sommes allez se balader en ville et avons mangés sandwichs et glace...très bonne la glace. Cette ville vaut le déplacement elle est vraiment très agréable à parcourir à pied. Pour le retour nous avons opté pour un autre itinéraire à savoir par Thonon. Une fois à Bex on a commandé 2 délicieuses pizza Hawaii et puis au lit car le lendemain c'était boulot !
Quelques chiffres : Les 30 premiers kilomètres en 12,6 km/h de moyenne, les 12 derniers kilomètres en 10,7 km/h de moyenne ce qui correspond à ma vitesse spécifique pour l'ultra. Lors de ces derniers kilomètres j'ai même marché quelques mètres un problème de mental à ce moment là.
Cette première épreuve de l'année a été un succès pour moi, je suis vraiment satisfait de ma course surtout en phase préparatoire. Par contre le prochain marathon dans un même contexte de préparation je le ferais avec un départ plus lent ce qui me permettra de mieux finir et d'accrocher un meilleur chrono. De plus j'éviterais de me placer juste derrière le lièvre car c'est à cet endroit qu'il y a le plus de coureur il vaut donc mieux se laisser un peu décrocher vers l'arrière et revenir à sa hauteur en deuxième partie de course. Après pareil aventure je comprends mieux ceux qui font du marathon leurs spécialité en plus cela permet de ce faire de joli petit week-end. Evidemment faire une fois un marathon avec une préparation spécifique n'est pas à exclure histoire de voir ce dont je suis capable sur cette distance mais dans l'immédiat place à l'ultra distance !
14:12 Ecrit par OZE | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
Facebook



